PROJET DE RESIDENCE « exister dans la ville »....(ex-sistere ,du latin « être dehors »)
Introduction Figures du monde chorégraphique depuis plusieurs années, Laura Simi et Damiano Foà ne cessent d'explorer le corps en mouvement sur la scène, dans la réalité de la vie. Loin d'une esthétique « protégée » leur théâtre reste un cri du corps qui naît d'une exigence vitale ; c'est cet aspect-là qu'ils ont toujours partagé avec le public des villes qu'ils ont traversées. « le grand art, comme la grande vie n'est qu'un pont de passage » Il semble important réaffirmer quelques concepts intéressants : « Les artistes nous renvoient une image qui révèle les tensions et les perversions du monde, mais aussi sa poésie. L'homme ,réduit à sa seule force de travail, aujourd'hui dévalué, s'enlise progressivement dans le marginalisation. Un être dévalué n'est plus créatif. Or, le spectateur est une personne qui se crée une oeuvre à partir de celles qu'il perçoit. En se nourrissant de l'imaginaire de l'auteur, il s'enrichit. Les artistes travaillent beaucoup et profondément. Ils le font le plus souvent avec des moyens très modestes. Les artistes estiment que les citoyens auxquels ils s'adressent valent l'effort qui est fait pour eux, même lorsque subsistent des incompréhensions entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. S'ils venaient à disparaître, nous serions plonges dans un grand hiver. Dans le rythmes des oeuvres, l'art chorégraphique s'évertue à produire, à distribuer et à consommer du temps ; une pédagogie du temps est à l'oeuvre dans l'oeuvre. L'art chorégraphique, ce faisant ne corrige pas la réalité, mais professe un exercice de rupture. L'art chorégraphique nous apprend à nous mettre en rupture avec la fixité de nos habitudes. Ne pas retenir l'accélération du temps. » Actions. Apres des années de résidence dans la Seine-Saint-Denis nous voulons investir d'autres villes, rencontrer d'autres publics dans une action sur le territoire. Quelques points à develloper : Création et répertoire. Nous pourrons envisager de créer une pièce qui nécessite un grand plateau et aussi une pièce plus adaptable (une petite forme ) qui pourrait circuler dans des petits villages (salles de fêtes, etc..) òu la danse est peu connue ou pas connue du tout. Aspect pédagogique, rapport avec la population. Travail adressé aux écoles et aux amateurs. Aux personnes âgées et aux petits...(C'est d'ailleurs un projet déjà aborde par les chorégraphes en 1995 dans la ville de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, ou un groupe d'enfants et un groupe d'anciens avaient fait un spectacle ensemble). Travail adressé aux danseurs professionnels de la région, mise en place de cours d'entraînement régulier et d'un laboratoire permanent « La danse est non seulement l'art du mouvement, mais aussi l'art de l'INVENTION des mouvements » . nous proposons aussi la création d'un atelier d'écriture (manuscrite ou dessinée) des mouvements ouverts à tous. Les séances sont ouvertes à tous même à l'équipe du théâtre, administrateurs, femmes de ménage, gardiens, journalistes...Il ne faut pas oublier que le seul moyen de comprendre vraiment la danse c'est de la vivre. Certaines répétitions ouvertes au public permettront un dialogue plus intime, rencontres autour des thèmes artistiques, échanges d'idées. Il est nécessaire aussi un temps où les idées naissent, puis... changent ; chercher l'originalité et des nouveaux stimules, comme dans un vrai laboratoire artistique et humain , dépasser les peurs. Rechercher ensemble un espace idéal et des forces nouvelles dans la ville, réfléchir à la place du théâtre dans les villes...sa motivation d'exister en tant que lieu physique, matériel... À la fin de l'année arriver à présenter une forme artistique avec les participants autour du thème de la beauté (la force, beauté philosophique,politique,humaine...). Construire la materie de cette pièce avec des témoignages, des opinions, à travers des figures du théâtre forain, de Carnaval,de la danse, de la peinture....( et autres encore). La beauté, le,beau dans un projet de sensibilisation et de sensibilité. La ville a besoin de ruptures, a besoin de repères , « de quête artistique ». Le besoin de contemplation des phénomènes de la vie, d'un regard nouveau, vigilant, critique, passionné. « ..je crois à la beauté parce que la beauté est la couleur de la liberté et parce que l'art, s'il est bon, possède cette couleur »J. Fabre -faire connaissance de l'histoire de la ville, de ses qualités, ses défauts. Affirmation d'un acte créateur. ENERGIE mot clé de notre démarche. Le corps présent ,généreux ,libre, prend exemple sur l'humain pour le transfigurer sur la scène. Retrouver une énergie primaire humaine puissante entre le passé et le présent. Un'esperienza
di dieci anni in Francia, ci ha potuto mostrare come questa politica culturale
delle residenze artistiche può riavvicinare il pubblico al teatro
e agli artisti. |