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Façades
en course |
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D'abord il y a eu le désir de faire une danse sur l'autre: l'autre personne, l'autre lieu, l'autre corps avec toutes les énigmes, les réalités, les visions possibles. La différence comme manière d'exister (ex- sistere: être dehors). A travers les images de la ville, nous allons à la rencontre d'une dimension spirituelle et d'un style, un regard sur la dynamique des situations. Deux poètes italiens nous ont accompagnés dans ce cheminement: Pier Paolo Pasolini et Dino Campana qui, dans leur manière de sentir et surtout d'observer la réalité, ont su capter et recueillir les nuances du monde qui nous entoure, en faisant voyager l'esprit et les sens. La ville apparaît comme une extraordinaire génératrice de visions. La tension extrême qu'elle nous communique, nous pousse à créer de nouveaux moyens d'expression. Ainsi la danse devient une philosophie de l'action qui organise et met en relation des individualités différentes. Au long des façades dans la couleur d'un éternel été; me défendre, attaquer, avoir le monde sous les yeux, et non seulement dans mon coeur, comprendre......
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Dans le silence un autre silence et l'écho du cosmos dans l'écho mourant
de la rue. A côté de ce silence, une rue bleue d'asphalte semblait toute
plongée dans une vie oublieuse et aussi intense qu'ancienne. Le
plongeon sourd de la proue qui s'enfonce dans la vague qui l'accueille
et la berce un instant très bref et la rejette en haut, légère, alors
que le bateau à cet instant, tel une maison secouée par un tremblement
de terre, terriblement suspendu, tente un deuxième effort contre la
mer tenace et recommence à orchestrer avec ses arbres, une certaine
mélodie que l'on entend pas, que l'on devine seulement aux agitations
de danse bizarre qui la secouent!! |