...,ponts, courants...
création en cours 2006-07

Choregraphie, conception:
Laura Simi et Damiano Foà

vidéo du spectacle 10 min.

vidéo du spectacle(integrale)

projet images vidéo


photos Sébastien Laurent

photos Lucilla Pacileo

«Écrite sous la forme d’un « road movie» , cette pièce est une poésie visuelle qui se développe sur différents supports : images filmées, chorégraphies, musiques.
La ville et ses pulsations, les passants et l’énergie qui traverse les corps dans un jeu perpetuel et vivant.
 
«Aller vers, venir de…»
 
Il y a d’abord le problème de l’ouverture -  comment nous faire passer d’où nous venons – de nulle part en ce moment, jusqu’à  l’autre rive - c’est une simple affaire de pont, il n’y a qu’à fabriquer un pont, ni plus ni moins.
Des ponts possibles entre passé et présent, entre réalité et fantastique, entre ce monde et  un autre monde , entre violence et humour,  les ponts imaginés comme des veines  qui transportent  la nourriture, les ponts permettent  passages et migrations.
C’est notre regard sur le monde , c’est le mouvement de choses et de personnes vers nous-mêmes et le passage du temps sur et hors  scène.
 
«Voilà une occupation qui ne me fatigue jamais : REGARDER. J’aime tous les scénarios : paysages, personnages, situations». Michelangelo Antonioni 


Interprètes:
Laura Simi, Damiano Foà, Evelyn Petruzzino,
Philippe Rouaire, Sandrine Kolassa.


Vidéo:
Fernando Maraghini, Erica Pacileo, Damiano Foà

Musiques:
Damiano Foà, Andrea De Venuto

Musiciens:
Andrea De Venuto, Maurizio Less, Marinella Fazio


Lumières:
Frédéric Dugied

Costumes:
Elisabeth Dallier

Dans la vidéo : Sandra Devaux, Stéphane Fauvel,  Damiano Foà, Sandrine Kolassa, Fernando Maraghini, Sébastien Laurent, Laura Simi, Evelyn Petruzzino, Philippe Rouaire, Pierre Emmanuel Sorignet, Tom Rioult.

Production, Diffusion: Elodie Pers, Myriam Aït

C'est une continuation du solo "Vuota dismisura".Un questionnement sur la scene dans le temps.
Des ponts possibles entre passe et présent, un va et vient constante entre l'image, la danse ,la musique et le spectateur. Volumes corporels toujours en evolution et en relation avec la ville et ses pulsations.
"Il y a tout d'abord le problème de l'ouverture, c'est à dire comment nous faire passer d'où nous sommes, c'est à dire en ce moment nulle part, jusqu'à l'autre rive. C'est un simple affaire de pont, il s'agit de bricoler un pont, ni plus ni moins..." J.M.Coetzee

Quelle interaction poétique est possible entre spectacle vivant et audiovisuel, danseurs, musique live et bande son?
Au jour d’aujourd’hui ces binômes ont été exploités très largement, donc les jeux esthétiques ou de divertissement ont encore un sens ?
Quelle interaction entre une vie réelle et une fiction, entre le néoréalisme cinématographique et l’abstraction pictural, entre un acte quotidien et la présence d’un corps dansant, est possible pour raconter ce que l’on voit de choquant, de bouleversant, de violent, de tendre aussi,  de charnel, ……. ? Quel regard ? quelle contemplation ?
La danse, la musique, la lumière, les costumes, l’image et le son doivent vivre un commun et pouvoir avoir une vie indépendante soi dans la création soi dans la rencontre avec le public.
C’est pour moi un processus de travail qui va a l’opposé de ce que je pus faire jusqu'à aujourd’hui, vu que je crée toujours sur le concept de manque. Les arts du spectacle vivent en s’appuyant les uns sur les autres comme un château de cartes et elles ne peuvent pas exister seules.
Comme on peut ne pas tomber dans le piège de la performance et arriver au spectacle théâtral (quelle différence ?). Les différences sont tellement sur des limites raréfies et mouvants, dans le temps, que depuis les années 60 les définitions ont changé parce que toujours mis à mal, une fois énoncées, par les artistes mêmes avec leurs pensées libres et anarchistes.
Est ce que c’est une question temporelle, une question dramaturgique, d’espace, de rapport artiste publics, de révolte, de dénonciation, politique, esthétique …….. ?
Est que tous ces questionnements ont quelconque intérêt pour un public où « l’on a dit trop des mots pour que ça ai encore du sens » ? Est ce qu’on ne se détache pas trop des gents (public) à qui l’on s’adresse en les confrontant a des thématiques qui sont juste, mais trop intérieures ?
Ici je ne peux que poser mes questionnements artistiques vu que c’est seulement dans la solitude et la concentration du studio que ces questions prennent vraiment du sens concret.
Les danseurs laissent couler dans l’espace le sens poétique de l’histoire, celle qui appartient à tous.
Construire la chorégraphie un peu comme un film ; coupures, flash-back, expansion de sens, affinement des perceptions ; comment arriver à distiller l’essence d’une émotion c’est-à-dire d’un « mouvement de l’être ».
Les mouvements, d’une richesse extrême sont travailles de façon à donner à voir un volume corporel jamais figé mais toujours en évolution, toujours pas définitif.
Un espace de « démocratie du corps » qui exalte le simple, l’origine, la source.
Parfois « naturel » , parfois « non naturel » le corps est à la recherche de sa propre vérité.La matière est imprégnée à la fois de connaissances et de hasard . Le groupe avance de cette façon.

Production:
Silenda
DRAC Basse-Normandie Ministère de la Culture et de la Communi-cation
Conseil Régional Basse-Normandie
Conseil Général du Calvados
Centre Dramatique de Caen pour le prêt du studio
Ville de Falaise (dans le cadre d'une residence)
Magmo (Italie)
Accademia degli Imperfetti (Italie).

Remerciements:
Annie Claire Toutain, Centre Chorégraphique de Caen et de Basse-Normandie, l’Elan Bleu Compagnie-Cherbourg, CNR de Caen-Anne Bulteau, Daniela de Felice, Mathieu  Chatellier (Septième sens), Gaëlle Pignet: Carrière de Vaubadan.

 

Les collaborateurs

Fernando Maraghini
Comedien /realisateur
Il s’est formé à l’Academie de theatre de recherche de Rome .
Comme comedien il a travaille avec :Rikard Gunter (Suede), Massimo Luconi, Angelo Savelli, Luca Ronconi, Roberto De Simone, Peter Stein.
Il participe à des productions cinematographiques , à la radio et television.
Il fonde et dirige en Italie de nombreux festivals de theatre.
Comme realisateur :
En 2002 le moyen metrage « L’ultima stagione » , prix Torino Cinema Digitale, Videoevento.
Videoclip pour Andrea Chimenti ,chanteur et auteur italien collaborateur de David Sylvian (Japan) programmé sur MTV italia.
Il presente le documentaire « Resistenti » : cinq portraits de partisans toscans.
Videoclip pour les groupes Dirotta su cuba et IG Ivana Gatti.
Ces video ont reçu plusieurs prix et mentions speciales.
Actuellement tourne la pièce de Paolo Magelli « Animali nella nebbia ».

Erica Pacileo
Metteur en Scene /decoratrice
Diplomé en scenographie à l’ecole LAB. 9 à Florence.
Depuis participe à plusieurs creations avec des compagnies de theatre en Italie comme scénographe et assistante à la mise en scene.
À partir de 2002 realise des video et moyen metrages en collaboration avec fernando Maraghini et participe actuellement au campus theatral du « Festival international de Montalcino » en Toscane.

Andrea De Venuto
né à Rome , il commence par étudier la guitare et le piano, ensuite le contrebas. Il participe à des nombreux séminaires et stages de recherche et composition à Darmstadt avec Ferneyough, Radulescu, Rimh.Il collabore à des projets de poésie et musiques de chambre.
Il a travaillé à « La Fenice » et actuellement dans l’orchestre « Carlo Felice » de Gênes depuis 2000.
En 2004 il s’approche à la viole de gambe avec le maître M. Less , et il revient à la composition avec cet instrument , sous l’impulsion et l’inspiration de Damiano Foà , danseur, chorégraphe et ami de toujours.
De cette expérience naît la « Sonnerie de S. Atahualpa de la Cordillère des Andes », fruit de la rencontre entre Atahualpa Yupanqui , chanteur et poète argentin et Marin Marais , qui avec sa « Sonnerie de S. Geneviève du Mont de Paris «  inspire variations sur de thèmes « ostinato » de Chacarera et Milonga.
Grâce à la collaboration de M. Less (Viole) et Marinella Di Fazio (Guitare baroque) il a été possible de compléter la partition finale et l’enregistrement de la « Sonnerie ».
Cette composition a été jouée au mois d’août 2005 pendant le laboratoire de musique ancienne de Pescara , par l’Ensemble de violes de gambe lors du stage sur les « Migrations musicales entre l’Europe et l’Amérique latine au XVI siècle ».

Frédéric Dugied
Conceptions lumière depuis 1981 pour notamment, en danse : Annick Charlot, Kilina Crémona, Ingeborg Liptay, Fabrice Dugied, Laurence Bertagnol et Francis Voignier, Jean Christophe Bleton, Laura Simi et Damiano Foà, Nathalie Pernette et Andréas Schmid, Anne Marie Reynaud, Peter Goss, William Petit, Lari Leong, Amy Swanson, Patrick Roger .
et en théâtre : Fred Cacheux, Isabelle Janier, Dominique Verrier, Serge Noyelle, Jean Daniel Laval .

Elisabeth Dallier
D’abord, j’ai entamé des études d’architecte d’intérieur, et le hasard m’a amenée à faire un remplacement dans un théâtre, et c’est là que tout a commencé. C’était au milieu des années 70, j’ai exploré un peu tout les métiers du spectacle et – toujours le hasard ? – comme je savais coudre un peu, ( et de fil en aiguille, bien sûr ! ), je suis devenu costumière, puis dans les années 90, décoratrice & ensemblière.
J’ai ainsi collaboré à des chorégraphies ( avec Pierre Friloux, Josiane Rivoire, Christine Bayle, l’école de danse de Béthune, Santiago Sempere, & la Compagnie Silenda ) , des mises en scène ( avec - au théâtre : Catherine Carrée, Rachel Salik, Pierre Attrait, Jean-Daniel Laval, Olivier Cruveiller, Jean-Michel Ribes, François Rodinson, Lili Iriarte, Patrick Tenoudji, Michel Raskine, Stéphane Vérité, Jean-Michel Martial, Michel Melki, Martine Costes, Jean Durozier, Jacques Martial, Didier Long … ; - au cinéma : Pierre Zucca, Frank Verpillat, Jacques Richard, Pierre Attrait, Pierre Etaix, Sarah Mondale, Pablo Lopez-Paredes, Joël Santoni, Jacques Otmezguine, Luc Béraud, Gilles Béhat, Charlotte Silvera, Chantal Picault, Pierre Granier-Deferre, Laurent Benegui… ) & des créations d’événements : son & lumière de Châteaudun, six-centenaire du Beffroi de Béthune, Bals de la Rose à Monaco, nuits de l’Amateur de Cigare, centenaire du Polo de Paris, Parcours Impressionniste du Château d’Auvers sur Oise, exposition sur les Halles au MIN de Rungis ….
J’ai suivi des formations de tissage, de teinture végétale & autre, ce qui m’a permis d’abord de « collectionner » & de pouvoir transmettre ces techniques, entre autres, dans le cadre de stages d’insertion à l’emploi organisés pour des femmes issues de l’immigration et/ou en situation difficile.

Evelyn Petruzzino
Initiée à la musique et à la danse classique en Italie elle arrive en France en 1994 pour se spécialiser en danse contemporaine.
Elle croise le chemin de personnalités et pédagogues comme Louise BURNS, Lluis AYET, Rita QUAGLIA, Rudy BRYANS, Thierry BAË, Catherine DIVERRES, Bernardo MONTET, Josef NADJ, Emmanuel GRIVET...qui la marquent profondément.
Suite à la formation de perfectionnement en 1996/97 au CCN de Montpellier (Mathilde MONNIER) et au diplôme d'état de professorat de danse contemporaine en 1998 (Epsedanse AnneMarie PORRAS), elle commence à travailler entre autres avec Bernardo MONTET et Didier THERON tout en poursuivant ses propres créations (« Duo » un duo avec Touffique IZZEDDIOU(2001) et « Mémoire enfouie » un solo crée en 2006).
Récemment sa recherche sur le corps et le mouvement l'a conduite à passer son diplôme en Somato-Psychopédagogie.
Actuellement elle travaille avec la compagnie SILENDA (Laura SIMI et Damiano FOÀ) à Caen.

Philippe ROUAIRE
"Après une formation au Conservatoire CNR de Caen sous la direction de J.Le Hoagan, Philippe ROUAIRE, tout en menant des études universitaires,s'investit dans de nombreux projets de chorégraphes de la région bas-normande dans un premier temps (Jacky AUVRAY, Claude BEATRIX, Jesus HIDALGO). Dans un second temps et à partir de l'année 2000 Philippe poursuit et enrichit son parcours en France et à l'étranger en travaillant notamment avec Isabelle PILLON, Santiago SEMPERE, Erika ZUENELI et Jens BJEREGAARD.
En 2006, il collabore avec le CCN de H.FATTOUMI et E.LAMOUREUX pour une reprise de la Madâ'a .
Il poursuit sa formation d'interprète dans des stages en france et à l'étranger auprès de Jess CURTIS, Rob TANNION, Lloyd NEWSON (DV8 Physical Teater), Jordi CORTèS-MOLINA, Thomas HAUERT, Peter GOSS ...
En 2006, il fonde avec Sandrine KOLASSA la Compagnie SHAYELA et cosigne avec elle le duo " NUX "
Il s'implique depuis quelques années dans des actions de sensibilisation pédagogique à la danse contemporaine auprès de nombreux publics et notamment dernièerement avec les étudiants du CSU de l'université de CAEN ".

Sandrine KOLASSA
Après avoir obtenu en 1999, un Diplôme d'Études Chorégraphiques au Conservatoire Supérieur de Paris, Sandrine travaille avec les chorégraphes Serge Papiernik, Jesus Hidalgo , Jacky Auvray, Cathy David, Pierre Deloche, Véronique Hazif et les compagnies Ephémère (danse/théâtre/musique), L'Améthyste et Adam.
Depuis ses débuts et aujourd'hui encore, elle suit de nombreux stages professionnels et est particulièrement sensible à l'enseignement de S.Lessard, M.Kravitz, S.Ricci, P.Goss, D.Larcher, J.C.Pare, N.Beaulieu, J.Gaudin, R.Oller ...
Elle aborde, en parallèle, le contact improvisation avec   M.Tompkins, U.Stauffer, C.Filmon, A.M.Pascoli, P.Kuypers, J.Vidal, C.Burgos.
En 2002, elle crée en collaboration une première courte pièce.
En 2005/06, elle chorégraphie le duo « NUX » avec Philippe ROUAIRE, qui aboutira à la création de la Compagnie SHAYELA en 2006.
Elle affine ses perceptions auprès de Françoise et Dominique DUPUY , en pratiquant   le
chant harmonique et en se formant au massage et aux thérapies énergétiques.
Elle obtient le Diplôme d'État de Professeur de Danse en 1996 et enseigne sous forme de stages et d'ateliers auprès d'un public varié.

 

PRESSE

Les créations chorégraphiques se succèdent. La semaine dernière, à Puzzle, la compagnie Silenda présentait son premier travail depuis son implantation à Caen. " ..., Ponts, courants, ..." entraîne dans un univers à la David Lynch. L'apport de la vidéo jusque là jamais utilisée par Laura Simi et Damiano Foà ajoute à une étrange familiarité, y compris dans les pas de danse rythmés comme une ritournelle à marche à trois temps. Dans cette pièce fort attachante, l'interprétation de Philippe Rouaire est à remarquer.

Xavier Alexandre
OUEST FRANCE Caen Vendredi 9 mars 2007

 

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